21 octobre : Rendez-vous à La Nuit des sans-abri

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La Nuit des sans-abri sous le thème ‘’Sans toit ni choix’’ : un rassemblement solidaire et festif

Montréal, le 17 octobre 2022 – Le 21 octobre prochain, partout au Québec aura lieu la 33e édition de La Nuit des sans-abri. Tous les citoyens et citoyennes sont invité.e.s à se joindre à ce rassemblement solidaire qui vise à donner une voix aux personnes en situation d’itinérance, à démystifier leur réalité, à déconstruire les préjugés dans une ambiance festive et bienveillante. De plus, la porte-parole de l’édition  2022 n’est nulle autre qu’Annie Archambault : intervenant de proximité, paire-aidante, créatrice de contenu sur le phénomène de l’itinérance sur TikTok. Celle-ci a également vécu un épisode d’itinérance.

Mais qu’est-ce que c’est La Nuit des sans-abri?

La Nuit des sans-abri prend différentes formes selon la région : musique, sensibilisation faite par les organismes, témoignages, soupe populaire, café, spectacles, animations, etc. C’est une invitation à se rassembler dans un lieu public en après-midi, en soirée ou toute la nuit en signe de solidarité aux personnes en situation d’itinérance.

Le RSIQ et La Nuit des sans-abri

Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec prend part à l’organisation de La Nuit des sans-abri depuis 2019. Il est désormais responsable de la coordination et la communication nationale en soutenant les différents comités régionaux.

Pour toutes les informations reliées aux différentes villes : www.itinerance.ca

Page Facebook de l’événement : https://www.facebook.com/nuitdessansabri

L’événement Facebook : https://fb.me/e/1VvnsrjsJ

La Nuit des sans-abri a été fondée en 1989 par les Auberges du cœur du Québec connu d’abord sous le nom de “La nuit des jeunes sans-abri”. Anciennement tenu au centre-ville de Montréal, cette fête pour la solidarité s’est éclatée, en 1997, pour permettre de rejoindre les gens dans toutes les communautés du Québec. L’événement a toujours lieu le 3e vendredi du mois d’octobre et près de 60 municipalités y participent partout au Québec.

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Pour toute demande d’entrevue avec la porte-parole Annie Archambault :
Julia Ouellet
Chargée des communications
(418) 318-7512
communications@rsiq.org

Une œuvre collective interrégionale simultanée dans une dizaine de régions au Québec : sensibiliser les candidat.e.s à l’itinérance

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Crédit photo : Wartin Pantois

Une œuvre collective interrégionale simultanée dans une dizaine de régions au Québec : sensibiliser les candidat.e.s à l’itinérance

Le 27 septembre 2022 – Le Réseau SOLIDARITIÉ Itinérance du Québec présente une œuvre collective interrégionale s’intitulant Les Oublié.e.s et visant à envoyer un message aux partis politiques : il est important de ne pas oublier les personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Dans plusieurs régions au Québec, il est possible d’observer ces collages solidaires de 4 silhouettes qui revêtent les murs d’espaces publics fréquentés par les personnes en situation d’itinérance.

Ne les oubliez pas

Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne Ne les oubliez pas créée par le RSIQ à l’occasion des élections provinciales 2022 afin de faire la promotion des revendications pour prévenir et réduire l’itinérance au Québec. Dans un contexte où le phénomène du ‘’pas dans ma cour’’ prend du terrain, où les investissements sont insuffisants en logement social, où il est difficile d’accéder aux soins de santé pour les personnes en situation d’itinérance et où les organismes qui leur viennent en aide sont sous-financés, ces personnes ont besoin que l’on pense à elles au moment de voter nos lois et d’élaborer nos programmes sociaux. Plusieurs actions ont lieu: présences à des manifestations, action symbolique, campagne de communications sur les médias sociaux.

Un artiste engagé

L’idéation de cette campagne est créée en collaboration avec l’artiste Wartin Pantois qui pour l’occasion a conçu l’œuvre Les Oublié.e.s. Celle-ci sera mise de l’avant dans les différentes actions proposées.

Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec a été créé en 1998 et consiste en un regroupement de seize concertations régionales de lutte à l’itinérance et une dizaine de membres associés, totalisant plus de 300 organismes à travers le Québec qui visent entre autres à améliorer les conditions de vie des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.

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Pour informations :
Boromir Vallée Dore
Directeur général, Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec
1 581-849-8951
dg@rsiq.org

Une action symbolique – campagne Ne les oubliez pas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Crédit photo : Wartin Pantois

Une action symbolique : le malaise d’être oublié.e.s
Sensibiliser les candidat.e.s à la prévention et à la réduction de l’itinérance

Trois-Rivières, le 22 septembre 2022 – Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) a invité les médias et les candidat.e.s à participer à une action symbolique pour envoyer un message aux différents partis politiques : il est important de ne pas oublier les personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne Ne les oubliez pas créée par le RSIQ à l’occasion des élections provinciales 2022. Celle-ci sert à faire la promotion des revendications pour prévenir et réduire l’itinérance au Québec.

L’action : le malaise d’être oublié.e

Les médias et les candidat.e.s se sont présenté.e.s au point de rencontre à l’Hôtel de Ville de Trois-Rivières. Toute une horde de personnes était censée les accueillir, mais personne ne les attendait. Avaient-il.elle.s été oublié.e.s? À ce moment, le directeur général apparaît :

« À l’instar des personnes en situation d’itinérance dans cette campagne, vous avez été oublié. Évidemment, ce n’est pas réellement un oubli, ce geste symbolise notre campagne Ne les oubliez pas, qui vise à sensibiliser les candidat.e.s à la question de l’itinérance. »

Les participant.e.s ont été  invité.e.s à se déplacer où se trouvaient les membres du RSIQ; ceux et celles qui sont toujours présent.e.s pour les personnes en situation d’itinérance. Sur place, leur a été révélée l’œuvre Les Oublié.e.s qui tapisse un mur au coin de la rue Royale et des Volontaires. Celle-ci a été réalisée par l’artiste Wartin Pantois, elle rappelle l’importance de ne pas oublier les personnes en situation d’itinérance. Au même moment, les candidat.e.s ont exprimé leurs engagements envers la prévention et la réduction de l’itinérance au Québec.

Pour consulter toutes les informations sur la campagne Ne les oubliez pas : www.itinerance.ca/lesoubliees

Le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec a été créé en 1998 et consiste en un regroupement de seize concertations régionales de lutte à l’itinérance et une dizaine de membres associés, totalisant plus de 300 organismes à travers le Québec qui visent entre autres à améliorer les conditions de vie des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.

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Pour toutes informations :
Julia Ouellet, Chargée des communications (RSIQ)
418-318-7512
communications@rsiq.org

Directeur général et porte-parole : Boromir Vallée Dore, (581) 849-8951, dg@rsiq.org


Revue de presse : 

Hebdo journal : https://www.lhebdojournal.com/sports/le-reseau-solidarite-itinerance-du-quebec-interpelle-les-candidats/

Élection provinciale 2022 : Campagne Ne les oubliez pas

À l’occasion des élections provinciales 2022, nous vous présentons la campagne organisée par le RSIQ « Ne les oubliez pas » qui sert à rappeler aux candidat.e.s l’importance de s’engager à prévenir et réduire l’itinérance. Plusieurs actions auront lieu dans le cadre de cette campagne : présences à des manifestations, action symbolique, campagne de communications sur les médias sociaux.

D’ailleurs, nous indiquons comment nous pensons qu’il est possible de le faire dans notre plateforme : Élections 2022 : un gouvernement qui s’engage à prévenir et réduire l’itinérance au Québec

Alors que le phénomène du « pas dans ma cour » prend du terrain, que les investissements sont insuffisants en logement social, qu’il est difficile pour les personnes en situation d’itinérance d’accéder aux soins de santé et que les organismes qui leur viennent en aide sont sous-financés, nous proposons aux candidat.e.s de consultez notre plateforme pour agir sur ce phénomène. Nous leur demandons « Ne les oubliez pas ».

Étant confrontées à des enjeux personnels et sociaux complexes, les personnes en situation d'itinérance ont besoin que l’on pense à elles au moment de voter nos lois, d’élaborer nos programmes sociaux et de prendre des engagements. En somme, lorsque nous réfléchissons à organiser notre société. Si nous les oublions, nous contribuons à les maintenir dans la précarité. Ne les oubliez pas!

L'action symbolique à Trois-Rivières

Les médias et les candidat.e.s se sont présenté.e.s au point de rencontre à l’Hôtel de Ville de Trois-Rivières. Toute une horde de personnes était censée les accueillir, mais personne ne les attendait. Avaient-il.elle.s été oublié.e.s? À ce moment, le directeur général apparaît : « À l’instar des personnes en situation d’itinérance dans cette campagne, vous avez été oublié. Évidemment, ce n’est pas réellement un oubli, ce geste symbolise notre campagne Ne les oubliez pas, qui vise à sensibiliser les candidat.e.s à la question de l’itinérance. » Les participant.e.s ont été  invité.e.s à se déplacer où se trouvaient les membres du RSIQ; ceux et celles qui sont toujours présent.e.s pour les personnes en situation d’itinérance. Sur place, leur a été révélée l’œuvre Les Oublié.e.s qui tapisse un mur au coin de la rue Royale et des Volontaires. Celle-ci a été réalisée par l’artiste Wartin Pantois, elle rappelle l’importance de ne pas oublier les personnes en situation d’itinérance. Au même moment, les candidat.e.s ont exprimé leurs engagements envers la prévention et la réduction de l’itinérance au Québec.

Un oeuvre collective interrégionale

Le Réseau SOLIDARITIÉ Itinérance du Québec présente une œuvre collective interrégionale s’intitulant Les Oublié.e.s et visant à envoyer un message aux partis politiques : il est important de ne pas oublier les personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être. Dans plus d’une douzaine de villes au Québec ont été posés ces collages solidaires de 4 silhouettes qui revêtent les murs d’espaces publics fréquentés par les personnes en situation d’itinérance.

Nos revendications en résumé

Programmation

Événement Facebook ICI

Événement Facebook ICI

L'artiste derrière la campagne

Toute l’image et l’idéation de cette campagne est créé en collaboration avec l’artiste Wartin Pantois. Durant la campagne électorale (on ne révèle pas quand et où) vous aurez l’occasion de découvrir l’œuvre Les oublié.e.s.

Wartin Pantois est un artiste visuel et un citoyen engagé qui crée de l’art in situ notamment dans l’espace public. Il met en lumière diverses réalités contemporaines occultées. Ses installations s’élaborent à partir de préoccupations sociales, d’observations et de discussions citoyennes. Il crée des œuvres à l’échelle humaine pour questionner les rapports sociaux. Ses photographies deviennent objets, personnages et mises en perspective qui suscitent réflexion et débat.

Le porte-parole de la campagne :

Boromir Vallée Dore
Directeur général, Réseau solidarité Itinérance du Québec
581-849-8951

Budget Freeland : Un effort pour la lutte à l’itinérance, sans logement social

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Budget Freeland : Un effort pour la lutte à l’itinérance, sans logement social

Montréal, le 12 avril 2022 – Bien que le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec estime que le budget Freeland reconnait l’augmentation des besoins des personnes à risque et en situation d’itinérance, nous tenons à émettre d’importantes réserves quant à l’absence de mesures ciblées notamment pour le logement social.

Un bond important dans le financement
Depuis 2019, le budget dédié à l’itinérance alloué au Québec par l’entremise du programme Vers un chezsoi était de 36M$ par année alors que le besoin estimé se situait à 107M$ par année. Le présent budget annonce 78M$ par année, soit une augmentation de 42M$, avec un manque à gagner de 29M$. L’assurance et la prévisibilité des financements jusqu’en 2025-2026 permettent une stabilité du soutien offert aux personnes en situation d’itinérance par les organisations qui agissent auprès d’elles.

Absence de mesures pour le logement social
Le logement social avec accompagnement communautaire a fait ses preuves en termes de stabilisation et de réinsertion sociale des personnes en situation d’itinérance. Ainsi, nous sommes d’avis que la stratégie nationale sur le logement du gouvernement fédéral devrait faire du logement social avec accompagnement communautaire sa priorité numéro un. Malheureusement, le présent budget considère
trop peu les besoins en logements sociaux. C’est pourquoi le RSIQ demande que le gouvernement précise le montant associé à la construction de logement social et annonce leur participation à la hauteur des besoins documentés de 3 milliards de dollars par année au Canada.

La stratégie canadienne et la stratégie québécoise
Le gouvernement fédéral réitère son désir de mettre fin à l’itinérance chronique pour 2030. Bien que l’objectif soit méritoire, le RSIQ soutient que ce n’est pas la seule réalité d’itinérance que nous devons prévenir et réduire. D’ailleurs, la Politique nationale de lutte à l’itinérance du Québec est porteuse de l’approche globale pour prévenir et réduire toutes les réalités en itinérance alors que certaines orientations fédérales dans la lutte à l’itinérance sont en contradictions avec celle-ci. C’est pourquoi nous rappelons au gouvernement Trudeau l’importance de la respecter.

Pour soutenir adéquatement le Québec, le gouvernement du Canada doit :

  • Maintenir sa posture d’écoute quant aux besoins des personnes en situation d’itinérance et à
    risque de l’être en comblant le déficit de financement de 29 millions pour le Québec;
  • Affecter les fonds Vers un chez-soi en respectant l’approche globale et communautaire, et ce
    dans le respect de la Politique nationale de lutte à l’itinérance;
  • Hausser considérablement le financement pour la construction de logements sociaux,
    permettant un accompagnement en logement.

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Boromir Vallée Dore, Coordonnateur RSIQ
581 849 8951
coordination@rsiq.org

Préparons-nous à une hausse de l’itinérance au Québec

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Budget Girard : Préparons-nous à une hausse de l’itinérance au Québec

Montréal, le 25 mars 2022 – Tout porte à croire que dans les années à venir, nous assisterons à une hausse de l’itinérance au Québec. Pour prévenir et réduire efficacement l’itinérance, il faut à tout prix agir sur la pauvreté, l’accessibilité à des logements sociaux avec soutien communautaire et le financement adéquat du milieu communautaire. Le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec estime que le budget Girard ne donne pas de leviers suffisants pour y arriver.

Absence de logement social
Le RSIQ, à l’instar du FRAPRU, décrie l’absence de financement pour de nouvelles unités de logement social du programme AccèsLogis. Le budget prévoit seulement les unités déjà annoncées, confirmant l’abandon du programme. Nous sommes très loin des 10 000 nouvelles unités nécessaires et demandées. En plus, en ne reconnaissant pas la crise du logement, le gouvernement se désengage vis-à-vis le logement social et effectue un virage vers la privatisation de celui-ci : scénario catastrophique pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.

Aucune mesure structurante pour augmenter le revenu
La pauvreté est aussi un des facteurs sociaux majeurs qui génèrent de l’itinérance au Québec. Le présent budget n’offre aucune mesure structurante pour lutter contre les impacts sur les revenus des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être causé par l’inflation et la pandémie. Le RSIQ se questionne quant au gaspillage de 3,2 milliards pour le crédit d’impôt de 500$ et de l’occasion manquée de s’attaquer structurellement à la pauvreté et aux inégalités socioéconomiques. Un crédit d’impôt ne se rendra pas ou très peu aux personnes en situation d’itinérance.

Financement insuffisant des organismes communautaires
La présence d’une section entière qui vise à reconnaitre l’apport et renforcer l’action du milieu communautaire est un premier pas vers la reconnaissance dont a cruellement manqué le milieu dans les deux dernières années. Les besoins des organismes communautaires sont actuellement documentés à la hauteur de 460 millions de dollars supplémentaires par année. Le budget Girard rehausse ce financement de seulement 117,2 M de dollars pour 2022-2023, ce qui ne répondra qu’à un quart des besoins identifiés. Ces montants ne permettront pas d’atténuer l’énorme pression qu’a engendrée la pandémie sur les
groupes communautaires en itinérance, l’épuisement des équipes de travail et encore moins les besoins supplémentaires qui émergeront dans un avenir rapproché.

Pour prévenir et réduire l’itinérance le gouvernement doit prendre ses responsabilités et :

  • Assurer la poursuite du programme AccèsLogis en finançant une nouvelle programmation qui inclut du soutien communautaire et 10 000 logements sociaux par année;
  • Mettre en place des mesures structurantes de lutte contre la pauvreté, entre autres poursuivre le rehaussement du financement pour les prestations destinées aux personnes en situation de pauvreté;
  • S’engager davantage dans le chemin de la reconnaissance et combler rapidement le déficit restant de 342,8 millions pour le financement des organismes communautaires en 2022-2023.


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Boromir Vallée Dore, Coordonnateur RSIQ
581 849 8951
coordination@rsiq.org

Les acteurs du logement communautaire et social dans l’attente d’un financement à la hauteur des besoins

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les acteurs du logement communautaire et social dans l’attente d’un financement à la hauteur des besoins

Montréal, le 23 février 2022 – Alors que les plus récentes données sur le logement locatif publiées par la SCHL démontrent que la situation déjà précaire de milliers de ménages locataires risque de se détériorer, les principaux regroupements communautaires québécois ont de grandes attentes envers le 4ème budget du ministre des Finances, Eric Girard, qui sera finalement déposé le 22 mars.

L’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH), la Confédération québécoise des coopératives d’habitation (CQCH), la Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ) et le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ) s’alarment que la crise du logement qui sévit au Québec met à mal les conditions d’une grande partie de la population québécoise. Avant la pandémie, ce sont plus
de 244 120 ménages locataires québécois qui avaient déjà des besoins impérieux en logement. Les attentes sont immenses pour pouvoir faire face à cette situation alors que la pénurie de logement s’accentue dans plusieurs régions du Québec. Avec un taux général d’inoccupation de la province s’élevant à 2,5%, la rareté de logements locatifs est maintenant
présente partout au Québec. Elle est encore plus intense dans les petites municipalités. La hausse rapide des loyers qui en découle et qui s’ajoute aux autres effets de l’inflation menace les locataires déjà pris à la gorge selon les regroupements.

Pour pouvoir faire face à cette crise du logement, les logements sociaux et communautaires, autant sous forme de coopératives et d’OSBL d’habitation que de logements publics développés par les offices d’habitation sont un maillon essentiel du filet social, affaibli par des années de sous-investissement rappellent les regroupements communautaires. De nombreuses demandes d’investissement en provenance de différents milieux ont été formulées dans le cadre des consultations pré-budgétaires. Bien que la ministre de l’Habitation, Andrée Laforest ait récemment annoncé la création du Programme d’Habitation Abordable Québec (PHAQ), la manière la plus rapide de répondre à une partie des besoins est de réinvestir dans AccèsLogis selon les organisations communautaires en habitation. De nombreux projets déjà déposés dans ce programme et prêts à être construits, n’attendent que le financement de nouvelles unités. Près de 10 000 logements actuellement en développement pourraient sortir de terre rapidement s’ils avaient un feu vert de la part de Québec. Les acteurs du logement social et communautaire ont d’ailleurs rappelé qu’AccèsLogis est la seule initiative permettant de répondre aux ménages à faibles et modestes revenus, en prévoyant un pourcentage de logements subventionnés et du soutien communautaire, une réalité qui semble jusqu’ici ignorée par le PHAQ.

Les acteurs du logement communautaire ont fait part de leur demande à travers leurs différents mémoires soit financer adéquatement le programme AccèsLogis et la planification d’un minimum de 5000 nouvelles unités pour la prochaine année. Cette nouvelle programmation d’unités doit selon eux être pluriannuelle pour que le développement puisse être planifié à long terme. Ce n’est qu’avec un tel engagement que l’on pourra répondre aux besoins des familles, là où on manque cruellement de logements de plus grande taille, ou encore ceux des personnes aînées à faible ou modeste revenu, qui ne peuvent payer les loyers faramineux exigés par les grandes résidences à profit. Enfin, le milieu municipal, par l’entremise notamment de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), a lui aussi répété l’urgence que le budget 2022 finance adéquatement le logement social et communautaire et maintienne un programme dédié à leur développement. Selon les regroupements communautaires, « il est minuit moins une » pour que les objectifs de développement que les municipalités se sont fixés pour répondre aux besoins des citoyennes et citoyens de leurs territoires puissent être atteints.

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Pour informations et demandes d’entrevue :
Eloïse Houpert, responsable des communications, AGRTQ 
Véronique Laflamme, porte-parole, FRAPRU
Claude Rioux, responsable des communications, RQOH
Nathalie Genois, directrice générale-adjointe, CQCH
Robert Pilon, coordonnateur de la FLHLMQ
Boromir Vallée Dore, Coordonnateur du RSIQ

Programme d’habitation abordable Québec (PHAQ): Un recul inquiétant dans l’accès au logement pour les personnes en situation d’itinérance

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Programme d'habitation abordable Québec (PHAQ) : un recul inquiétant dans l'accès au logement pour les personnes en situation d'itinérance

Montréal, le 7 février 2022 – Tout porte à croire que l’accès au logement sera plus difficile, voire inaccessible, pour les personnes en situation d’itinérance avec Le nouveau Programme d’habitation abordable Québec. Le PHAQ évacue toute considération des réalités des personnes extrêmement vulnérables, estiment le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) et le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

L’éjection du logement social et communautaire au profit du logement abordable
Avec les balises que l’on connaît actuellement, le PHAQ a tout d’un programme qui positionne le logement comme une marchandise. Le logement abordable semble vouloir remplacer le logement social avec accompagnement communautaire, le type d’hébergement à prôner pour les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir. Les centaines d’organismes communautaires qui ont déjà développé des projets de logements sociaux savent que c’est bien plus que des logements « pas chers » qu’ils offrent aux personnes : ce sont de réels milieux de vie. Ainsi, le PHAQ met en compétition le milieu communautaire et le marché privé plutôt que de préconiser des partenariats, comme c’est le cas avec AccèsLogis. Pour le milieu communautaire en itinérance, il s’agit d’un recul important dans la possibilité de développer des projets qui répondent aux réalités des personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.

Loyer abordable, mais pour qui?
Le volet concernant les personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être du programme AccèsLogis soutient les personnes en situation de pauvreté en accordant une aide au loyer (Programme de supplément au loyer). Ceux-ci paient un montant de loyer équivalent à 25% de leur revenu. Le nouveau programme ne prévoit rien de tel pour l’instant. Au contraire, tout le programme est basé sur la notion de loyer abordable. Notons que selon les calculs de la Société d’Habitation du Québec (SHQ), un loyer abordable à Montréal pour un studio est de 700$. Les prestations d’aide sociale sont de 726$ par mois pour une personne seule en 2022. Les personnes qui bénéficient de l’aide sociale pourraient potentiellement ne plus avoir accès à ce programme, les obligeant à choisir entre « se loger » ou « se nourrir ». D’ailleurs, l’aide sociale aide à faciliter le retour à une stabilité résidentielle pour les personnes en situation d’itinérance.

Où est le soutien communautaire?
Pour les personnes en situation d’itinérance qui désirent quitter la rue, un toit n’est pas suffisant. Ce nouveau programme, tout comme le Plan d’action interministériel en itinérance 2021-2026 (PAII), évacue le logement social avec soutien communautaire alors que nous savons que cette combinaison est recommandée formellement par le ministère de la Santé et des Services sociaux comme une pratique d’intervention efficace afin de prévenir et réduire l’itinérance.

En vertu de ces nouvelles informations et de la crise qui se vit présentement dans le milieu de l’itinérance, le RSIQ et le RAPSIM maintiennent le cap et demandent à Québec : 

  1. De lever toute ambiguïté en annonçant dès maintenant la poursuite du programme AccèsLogis et de financer une nouvelle programmation de 10 000 logements sociaux par année, comme le FRAPRU le recommande dans son mémoire prébudgétaire.
  2. Des investissements massifs et rapides en soutien communautaire en logement social (SCLS) et que ceux-ci soient récurrents et permettent le développement et la consolidation en SCLS.

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Boromir Vallée Dore, coordonnateur du RSIQ
581-849-8951
coordination@rsiq.org

Contribution santé : payer pour sa vulnérabilité​

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Contribution santé : payer pour sa vulnérabilité

Québec, 12 janvier 2022 – Pour Le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ)[1] le gouvernement québécois a annoncé hier son intention d’ériger un mur entre l’accès aux soins de santé et les personnes en situation d’itinérance. Elles fuiront les établissements de santé alors que leur confiance à leur égard est très fragile.

Nous sommons le gouvernement d’éviter toute forme de logique punitive à leur égard et de faire place à une amélioration de l’accès aux soins. Le RSIQ s’opposera fermement à toute mesure venant fragiliser la situation financière, sociale et médicale des personnes en situation d’itinérance.

Dans son dernier plan d’action interministériel en itinérance (novembre 2021), le gouvernement reconnaît que les besoins en terme médical de ces personnes sont nombreux et que le réseau de la santé peine à les rejoindre. Maintenant, il souhaite davantage les en écarter en utilisant une logique coercitive d’amende.

La réalité est telle que certaines personnes en situation d’itinérance n’ont actuellement pas reçu leurs deux doses et que certaines qui les ont n’ont pas de passeport vaccinal. Lorsqu’on s’attarde aux parcours de ces personnes, nous pouvons identifier que :

  • À l’instar de bien des personnes dans notre société, un grand nombre de personnes en situation d’itinérance doivent composer avec une dépendance aux substances psychoactives, des troubles de santé mentale et physique graves, qui dans bien des cas, briment leur contact avec la réalité.
  • Dans un quotidien axé sur la survie, il est parfois rangé au second degré le fait d’aller chercher une protection médicale adéquate.
  • Parmi elles, il y a des personnes ayant subi des traumatismes provenant des institutions publiques qui ont entraîné une méfiance à leur égard.

Cette amende santé annoncée par le gouvernement québécois va davantage complexifier la réalité des personnes en situation d’itinérance. Le contexte pandémique ne justifie pas de s’éloigner de notre Politique nationale de lutte à l’itinérance qui affirme que le respect des droits les plus élémentaires des personnes en situation d’itinérance, notamment d’accès à des soins de santé, ne peut être réduit à une simple question de responsabilité individuelle.

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Renseignements :

Boromir Vallée Dore, coordonnateur du RSIQ
581-849-8951 – coordination@rsiq.org

 

[1] Le RSIQ est composé de 15 tables de concertations régionales en itinérance et totalise plus de 330 organismes communautaires à travers le Québec qui œuvrent à améliorer la qualité de vie des personnes en situation d’itinérance.

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